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  • Photo du rédacteurLouise Pahun

Qualité de l'eau à Vioreau, un enjeu aussi pour les sportif·ves !

Le Département finance une étude approfondie concernant la qualité de l'eau du lac de Vioreau. Louise Pahun souligne la nécessité d'associer les sportifs, parties prenantes incontournable de la qualité de l'eau et de la lutte contre les pollutions.


Je voulais profiter de l'occasion offerte par ce rapport sur Vioreau, pour évoquer les conséquences de la mauvaise qualité des eaux sur les activités nautiques et aquatiques sur ce site, et plus généralement dans notre département, sur l'Erdre notamment.

Parce qu'il est vrai que lorsqu'on évoque les pollutions des eaux, on pense peut-être d'abord aux conséquences de ces pollutions sur la santé, sur l'agriculture, la pêche, sur les écosystèmes, c'est bien normal, mais dans ce tableau, on oublie quelque peu d'inclure les activités sportives qui se déroulent sur (et parfois sous) l'eau.

Aussi, il me paraît important de rappeler que les acteurs des sports nautiques : les clubs de voile, d'aviron, de paddle ou de canoë kayak sont très impactés par la mauvaise qualité des eaux et principalement par la présence à des taux élevés de cyanobactérie.

Ces dernières années dans notre Département, les interdictions de baignades ou d'activités nautiques, imposées par l'ARS qui a relevé des taux trop important de cyanobactéries, ont été de plus en plus fréquentes entre les mois d'avril et septembre, sur l'Erdre, mais aussi à Vioreau, c’est-à-dire à la pleine saison, là où l'activité bat normalement son plein. Pour les clubs, c'est la double peine :

· Ils ne peuvent pas pratiquer.

· Ils se retrouvent privés d'une manne financière importante qui compromet leur équilibre économique.

Alors quand on se trouve en pleine chaleur estivale dans le nord du Département, c'est quand même bien dommage de ne pas pouvoir profiter de Vioreau.

En parallèle, depuis la fin de la crise sanitaire, il y a une tendance à la nage en eaux libres qui voit le jour et notamment sur notre département. Il y a des nageurs et des nageuses qui vont s'élancer dans les eaux à toutes les périodes de l'année, y compris l'hiver. Je pense aux collectifs "Swim for the planet" qui ont nagé de Sucé sur Erdre jusqu'à l'Hôtel du département au printemps dernier, ou bien encore aux "Giv'Retz". Alors eux, c'est par tous les temps qu'ils y vont… et ça se passe au pays de Retz.

Ce sont des nageurs et des nageuses qui sont en contact avec le milieu naturel à tel point qu'ils observent rapidement les dégradations telles que les pollutions que subissent les eaux.

Je termine en vous invitant à intégrer dans vos réflexions sur l'eau dans notre département, les voix des acteurs et actrices des activités nautiques et je vous invite à travailler avec eux en les associant à la gouvernance de l'eau. Ils et elles vivent au rythme de l'eau, c'est une passion, et quand on est passionné par le milieu aquatique, on y tient et on veut le préserver.

Derrière les efforts pour améliorer la qualité des eaux, c'est un sujet important de réappropriation de l'espace public.

Mais je sais que tu y es sensibilisé Jean Luc car nous nous retrouvons d'ailleurs fréquemment pour évoquer les sujets propres aux activités nautiques.

Et je t'en remercie


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