Face aux crises climatiques, et si les solutions venaient des citoyen-nes ?
- Groupe écologiste de Loire-Atlantique

- il y a 4 jours
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Dernière mise à jour : il y a 5 heures
Jeudi dernier, à Saffré, avec Jean-Claude Raux, Julie Laernoes, Louise Pahun et Laurent Dubost, nous avons visité le service d’incendie et de secours de Saffré : cet été, les sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique ont battu des records d’interventions, notamment pour des départs de feux comme à Puceul. Ailleurs en France, les méga-feux ont ravagé des milliers d’hectares, mettant en avant l’inaction cruelle de l’Etat, qui, malgré le Beauvau de la sécurité de 2024 tarde à adopter ses conclusions, pourtant essentielles à la modernisation de notre système actuel de protection civile, prévu pour les risques du siècle passé.
👉𝘓𝘢 𝘲𝘶𝘦𝘴𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘯’𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘴𝘪 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘳𝘪𝘴𝘦𝘴 𝘤𝘭𝘪𝘮𝘢𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴 𝘷𝘰𝘯𝘵 𝘧𝘳𝘢𝘱𝘱𝘦𝘳, 𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘢𝘭𝘭𝘰𝘯𝘴 𝘺 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘧𝘢𝘤𝘦.
En attendant l’adoption d’une loi nécessaire sur la protection civile, une question me taraude : 𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗲́𝗹𝘂·𝗲𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝘂𝘅, 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱’𝗼𝗿𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ 𝗽𝗿𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗲𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗹𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗲𝘁 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗮𝗶𝗹𝗹𝗮𝗴𝗲 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗿𝗶𝗮𝗹 𝗲𝗻 𝗰𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝗺𝗮𝗷𝗲𝘂𝗿𝗲?
👉Aujourd’hui, notre maillage de protection civile repose principalement sur les sapeurs pompiers professionnels, les sapeurs pompiers volontaires et les associations de protection civile (croix rouge, protection civile…). En cas de crise majeure multiple, comme cela à été le cas en Gironde, ce maillage de professionnels et de volontaires peut être mis à rude épreuve. A Bordeaux Métropole, durant les méga-feux, un nouvel échelon de citoyen·nes a permis de soulager ces différents acteurs : la réserve citoyenne métropolitaine. Créée en 2023 sous impulsion écologiste, elle a pour vocation de former des citoyen·nes au soutien et à l’assistance de la population en cas de crise, sans se substituer ou concurrencer les services publics, et en complémentarité avec les associations de sécurité civile.
👉Alors que l’été 2026 a encore une fois prouvé que les citoyens étaient capables de se mobiliser spontanément, une étude de France Bénévolat de 2022 analysait que les formes traditionnelles de l’engagement évoluent, privilégiant la citoyenneté action à l’adhésion associative : le groupe écologiste au conseil départemental souhaite donc remettre sur le devant de la table une solution concrète, testée et efficace répondant aux nouvelles volontés d’engagement des citoyens, et qui permettent de palier ensemble aux crises majeures : les réserves citoyennes.

𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗼𝘀𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲̀𝘀 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱’𝗼𝗿𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ 𝗽𝗿𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗲𝗿 𝗹’𝗲́𝘁𝗲́ 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗮𝗶𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗱𝗲́𝗻𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗳𝘂𝘁𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗱’𝗲𝘅𝗽𝗲́r𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱’𝘂𝗻 𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗮𝘂 𝗱𝗲 𝗰𝗶𝘁𝗼𝘆𝗲𝗻·𝗻𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲́·𝗲𝘀, 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲́·𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲́·𝗲𝘀, 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲𝘀 𝗰𝗶𝘃𝗶𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 :
▪️Prévenir : Sensibiliser les populations aux risques (canicules, inondations, feux, tempêtes),
▪️ Agir dans la crise : Soutenir les services publics et les associations de protection civile populations en cas de crise majeure immédiate (accueil, logistique, vigilance).
▪️ Aider au retour à la normale après l’urgence, en épaulant nos services de protection civile.
Ce réseau pourrait d’ores et déjà s’appuyer sur :
▪️Les réserves communales de sécurité civile (déjà prévues par la loi), au nombre de 4 en Loire-Atlantique, et que nous devons encore développer.
▪️ La réserve citoyenne du SDIS 44 (créée en avril 2024), composée d’anciens pompiers expérimentés
▪️ Une coordination départementale pour mutualiser les moyens et les compétences
𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀, 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗟𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗔𝘁𝗹𝗮𝗻𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝘂𝗿𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲 :
1️⃣ Les crises climatiques s’intensifient : canicules, feux, inondations… Notre territoire doit se préparer.
2️⃣ Les pompiers et associations de protection civile ne pourront pas toujours tout pas tout faire seuls : Chaque citoyen·ne formé·e est un·e allié·e de plus pour les missions non professionnelles (accueil, information, soutien logistique).
3️⃣ Le cadre juridique existe déjà : Il suffit de le faire vivre en fédérant les initiatives locales.
4️⃣ C’est une question de solidarité : Reconstruire une culture de l’entraide, où chacun·e devient acteur·rice de la résilience de son territoire, en renforçant aussi la solidarité entre les ruraux et les citadins, entre les habitant.es du vignoble ou du littoral

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