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  • Photo du rédacteurLouise Pahun

En Loire-Atlantique, les valeurs de l'olympisme contre les dérives de Paris 2024

Session budgétaire 25 mars 2024


Enfin, sur les jeux, au sujet de la flamme olympique notamment, je continue à croire que nous avons 2 visions qui se heurtent et qui sont incompatibles. Sujet des jeux de Paris, on peut s'autoriser s'autoriser une pensée qui ne serait pas binaire, une pensée qui sortirait de la logique qui est soit d'adhérer naïvement au jeu ou bien celle de les rejeter en bloc. Et je suis entre les 2.




Je ne souscris en rien à votre vision, Madame le Bihan, ainsi qu'aux communes qui ont signé un chèque énorme, à un organisme qui ne vous donne toujours pas de visibilité sur le coût réel de l'événement et qui surtout, va permettre une belle parade de sponsors privés qui n'ont rien à voir avec le sport et qui produisent même des effets désastreux sur la santé publique.


Paris 2024, c'est un événement exceptionnel pour parler de sport, réfléchir à ce qu'il est et inviter les françaises et les Français à l'activité physique. C'est un événement fédérateur et au département, on surfe pleinement sur la vague des Jeux. L'animation sportive départementale propose de découvrir les nouvelles disciplines olympiques aux enfants, l'escalade, le break dance, le surf pour les cantons littoraux et le skate.

On a lancé le club inclusif pour rapprocher les personnes en situation de handicap au sport du quotidien. Ça, c'était un appel à projet de Paris 2024. On parle d'Alice Mia et on donne à connaître son combat.

On organise une grande collecte des archives du sport ainsi qu'une exposition. Le sport, toute une histoire. C'est enfin le travail de partenariat avec les athlètes qui sont en préparation sur notre territoire.

D'ailleurs, j'en profite pour dire que notre collectivité a été reconnue pour toutes ces actions. Nous sommes lauréats du trophée Paris 2024 dans la catégorie Inclusion Solidarité égalité et je pense que c'est la catégorie qui nous va très très bien ici au département de la Loire-Atlantique.

J'avais envie, j'avais envie de vous montrer ce trophée pour rendre hommage aux équipes de la politique sportive du département. Donc je répète la catégorie inclusion, solidarité et égalité.


Rendre hommage aussi à ceux qui à celles et ceux qui m'ont précédé sur ce mandat, parce que je sais qu'ils y sont pour beaucoup et qu'ils y ont contribué et que j'essaye de poursuivre leur travail. Donc ça c'est l'aspect positif des jeux et on ne passe pas à côté au département. Mais Paris 2024, c'est aussi des dérives.


Les délais de Paris, elles ne me rendent pas fière de mon pays. C'est l'expulsion des étudiantes, des étudiants des logements du Crous pendant la période des Jeux, c'est le coût des transports en commun qui explose, c'est des QR codes pour se déplacer dans les zones des Jeux. C'est le tarif des places qui nous éloigne de la promesse de jeux populaires. On fait même payer plein pot les bébés à Paris 2024.


C'est le nettoyage social qui a lieu dans les rues de Paris, onexpulse les SDF, les mineurs isolés, les marginaux pour que surtout, on ne voit pas ces gens qu'on appelle les indésirables sur les cartes postales.


Paris 2024, ce sont enfin des affaires judiciaires douteuses pour des marchés remportés de manière douteuse. Ce sont enfin des salaires mirobolants que perçoivent les dirigeants, notamment celui du cojo qui a créé son entreprise pour facturer ses prestations en parallèle du salaire qu'il reçoit.

C'est aussi 45000 volontaires qui se sont mobilisés, avec des missions qui sont celles d'un travail qui devrait tout simplement être rémunéré. Ça ne va plus d'accepter ces dérives, surtout pour notre collectivité de redistribution des minima sociaux. Surtout parce que la facture va être très élevée et que le budget du ministère des sports mise tout sur l'événement et massacre son budget pour le sport du quotidien. Petit exemple, il y avait 60 contrats aidés en Loire-Atlantique pour les comités sportifs départementaux, l'État en coupe 1/3 pour l'année des Jeux. Donc c'est 20 de -1/3 c'est l'année des Jeux encore.


Je pense que c'était à l'État et aux collectivités de dire au CIO, le Comité international d'organisation des Jeux olympiques, oui on veut les Jeux, oui les jeux nous font vibrer, oui ils mettent du sport dans la vie, mais on ne répond pas à vos cahiers des charges qui nous imposent des coups faramineux et des sponsors douteux.

On impose nos conditions, on veut des jeux populaires et on veut des jeux vertueux. Si les élus, les États ne font pas cet effort, la porte est ouverte aux dérives et je dirais même que malheureusement, l'opinion décroche et c'est le sport qui en ressort ébranlé.


Je vous remercie.

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