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  • Photo du rédacteurChloé Giradot-Moitié

Face à la méthanisation XXL, les élus montent au créneau

Revue de presse - Ouest-France - Publié le 17 mars 2023


À deux mois de l’ouverture de l’enquête publique sur le projet de méthanisation Méthaherbauges, à Corcoué-sur-Logne, le maire, Claude Naud, rassemble les troupes.


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À deux mois de l’ouverture, à Corcoué-sur-Logne, d’une enquête publique sur ce projet de construction de méthaniseur, Claude Naud a convié Daniel Salmon dans son irréductible village gaulois, vendredi 17 mars. Sénateur écologiste d’Ille-et-Vilaine, il est le rapporteur de la Mission sénatoriale d’information sur la méthanisation en France. Parmi les 225 pages de ce texte, le projet de Méthaherbauges y est qualifié comme « un véritable cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire » .


« Acceptabilité »

« C’est quand on sombre dans le gigantisme qu’on risque de perdre pied, résume Daniel Salmon devant un public acquis à la cause,

composé d’élus locaux, départementaux ou régionaux ainsi que de représentants de la Confédération paysanne et du Collectif vigilance méthanisation Corcoué (CVMC).


Il y a des modèles de méthanisation vertueux mais ils se réfléchissent à l’échelle d’un territoire. La question du transport des intrants est essentielle à prendre en compte pour ne pas se retrouver à dépenser l’équivalent de l’énergie produite ! »

Chloé Girardot Moitié, vice-présidente du Département de Loire-Atlantique chargée des Ressources, milieux naturels, biodiversité et action foncière, a réitéré « l’avis défavorable » du Département à ce projet, sur la compétence qui le concerne, à savoir les routes.


« Malgré les modifications apportées – à la marge – à ce projet, il n’est toujours pas compatible avec les infrastructures routières actuelles, assène-t-elle. Au-delà de cette question, il y a celle de l’acceptabilité du projet. Il ne s’agirait pas de pousser trop loin les curseurs sous le prétexte de souveraineté énergétique amplifiée par le conflit en Ukraine. »

Au-delà de la question de la méthanisation, ces élus s’interrogent sur le modèle agricole de demain. Et même, le modèle social. « On a vécu une époque d’ébriété foncière et énergétique et on doit passer à la sobriété. Cela implique, entre les deux, une gueule de bois, compare Laurent Robin, maire de Machecoul-Saint-Même et président de l’intercommunalité Sud Retz Atlantique. On voit que l’ultralibéralisme a montré ses limites et que la puissance publique doit aujourd’hui prendre le dessus. »
























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