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  • Photo du rédacteurGroupe écologiste de Loire-Atlantique

Synthèse du GIEC 5/5 : La production agricole mondiale impactée, menaçant notre sécurité alimentaire


Le groupe d’experts internationaux sur le climat (GIEC) a publié le 20 mars le dernier document d’une série de rapports débutée en 2015. Cette synthèse compile l’ensemble des connaissances factuelles sur la réalité du réchauffement global lié aux émissions de gaz à effet de serre. Il détaille les conséquences sur la population planétaire, les moyens d’enrayer les dérèglements climatiques ainsi que ceux pour nous y adapter. Retrouvez tous les articles de notre série dédiée


La production agricole se trouve de plus en plus menacée par le réchauffement climatique, à la fois par les multiples vagues de sécheresses mais également par l’intensification des événements extrêmes. A terme, la sécurité de plusieurs pays est menacée. Il s’agit donc de s’adapter, pour garantir une alimentation plus saine et durable.


La canicule de 2003 avait déjà entraîné une perte de 20 à 30% des récoltes en France et dans les pays voisins, l’augmentation de la fréquence de ces épisodes pourrait bien avoir des conséquences similaires et menacerait ainsi notre capacité à nous nourrir en quantité suffisante.

Mais la chaleur n’est pas le seul effet du changement climatique: on trouve aussi de plus en plus de précipitations intenses, de chutes de grêles, la hausse du niveau des mers, mais également, paradoxalement, la plus grande gravité des épisodes de gel, qui rendent impraticable l’agriculture dans certaines régions. Le GIEC estime à 8% la part des terres agricoles actuelles qui deviendront climatiquement inadaptées d’ici 2100, et 30% si nous ne faisons rien.

Il faut ajouter à cela l’importation de maladies auxquelles nos cultures ne sont pas adaptées, ou encore, sous l’effet du réchauffement, la migration d’insectes habituellement présents plus au sud qui dévastent les récoltes.


Les conséquences sont multiples: baisse des récoltes, hausse du prix de l’alimentation, perte de qualité des aliments, présence de maladies infectieuses, malnutrition, et donc au bout de la chaîne une dégradation de notre qualité de vie.


Une solution: l’adaptation. Repenser notre façon de produire, de consommer, de cultiver, de manière réfléchie et non pas en utilisant simplement des solutions de secours de court-terme. Ainsi nous travaillons au Département pour développer les pratiques agroécologiques, dont l’agriculture biologique, et leur diffusion dans l’alimentation de toutes et tous.

Ugo Bessière, en charge du projet alimentaire départemental porte ces enjeux au sein de l'institution. Cela passe notamment par la promotion de l’application de la loi EGAlim, pour plus de produits bio et locaux dans la restauration collective des collèges, ou encore celle des EHPAD et établissements pour personnes en situation de handicap, sous l'impulsion d'Ombeline Accarion. Un travail qui ne peut se faire sans être constamment aux côtés des agriculteurs de notre territoire, c’est pourquoi Ugo se déplace fréquemment pour rencontrer les acteurs du secteur.

Cela passe aussi par le développement du commerce de proximité et la transition vers des modèles plus concertés, encouragés par le développement de l'Économie Sociale et Solidaire (ESS), tâche à laquelle Laurent Dubost s'attelle depuis plusieurs années désormais. Notre conseiller départemental chargé de l’Économie Sociale et Solidaire est par exemple très actif dans la relance des Pôles Territoriaux de Coopération Économiques (PTCE) visant à développer le modèle coopératif.


Voilà ce que nous pouvons et devons faire pour garantir à chacune et chacun une alimentation saine, durable, en quantité suffisante, et respectueuse de notre environnement. A la clé, aucun inconvénient, seulement des avantages: revenus justes pour nos agriculteur.rices, meilleure santé, bien-être, meilleure condition physique, meilleure capacité à travailler… Encore une fois, agir coûte moins cher que ne rien faire.







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