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Non, nous ne privilégions pas les agriculteurs·rices en bio mais une méthode de production !

Session décision modificative 25 juin 2024


Ugo Bessière revient sur les interpellations de l'opposition et les prises de parole de la majorité.





Merci président, merci à toutes et tous de vos interventions concernées. Liliane, les Ehpad, tu as tout à fait raison de le souligner. C'était un peu un acteur absent des projets alimentaires qui se concentraient surtout sur les écoles. Alors nous, on a la compétence des collèges, on a un lien direct avec les EHPAD et il est tout à fait naturel, même si c'était pas prévu à la base. Comme quoi, on sait aussi s'adapter en fonction de ce qu'on peut repérer comme besoin sur notre territoire d'y ajouter les EHPAD. Je prends 2 exemples, nous finançons avec la chambre d'agriculture. Enfin non, on finance la chambre d'agriculture via le réseau manger local pour aller faire des formations dans les EHPAD. Sur la lutte contre le gaspillage alimentaire, ça me paraît assez concret. 2e nous finançons des projets de structuration de la filière lentilles, légumineuses sur les protéines pour aller vers les publics qui ont besoin de protéines végétales dans ces établissements, ça me paraît aussi assez concret. Enfin, on a le groupement de commande. C'est pas pour rien que 7 EHPAD ont voulu rentrer dans le groupement de commande avec des lots qui les concernent directement. Alors un EHPAD c'est pas pareil qu'un collège, il y a des spécificités. Il faut qu'on apprenne en chemin avec eux à travailler ces ces questions-là.


Monsieur Dugraveau, cher Philippe, je vous trouve dur et je vais m'expliquer. Vous parlez de catalogue de communication, vous parlez de phasage tricoter dans le dans le temps. D'abord vous dire que les projets alimentaires sont le fait de 30 départements en France de tout bord politique. C'est pas la Loire-Atlantique qui s'est dit nous allons établir ce dossier tout seul dans notre coin parce que on est super. Non, c'est un ensemble de départements qui ont retenu ce thème alimentaire comme urgent et qui ont travaillé le le sujet. Ensuite, je vous trouve dur pour les services. J'ai passé 2 ans, voire 3 ans à leurs côtés dans l'élaboration de ce document que vous pouvez lire en entier. Si vous le voulez, on pourra en discuter après. C'est un gros travail. Ce n'est pas un catalogue de communication, c'est un travail précis qui apporte de la donnée, des connaissances et des actions futures pour notre territoire. Et puis je pense que ce projet alimentaire et agricole est peut être plus travaillé dans le phasage qu'une certaine loi d'orientation agricole dont on ne sait même pas sur ce quoi elle va aboutir. Rien sur les installations, rien sur le revenu, juste rien sur les risques climatiques.

Ensuite le terme durable, il apparaît 124 fois, et bien ma foi, tant mieux. Je veux dire, enfin je sais pas dans quel monde vous pensez qu'on vit, mais heureusement que le terme durable apparaît plus qu'insécurité alimentaire. Les signes de qualité, c'est un débat, c'est un vrai débat. Nous estimons, j'estime aujourd'hui que le label biologique, après avoir regardé le cahier des charges, m'être intéressé sur le terrain est le label qui encadre le mieux les conditions de travail, qui protègent les ressources du territoire. La bonne qualité de l'eau dans notre département ne représente qu'1%, et qui rémunère le plus justement possible les agriculteurs, c'est dans la Charte, dans le cahier des charges de l'agriculture biologique. Après, il y a d'autres signes de qualité, ils ne sont pas exclus à la fois de egalim et ils ne sont pas exclus de notre politique. On a les appellations d'origine protégées, on a tout un tas de labels qui sont pris en compte.


Sur l'installation alors c'est un débat aussi. Moi ça m'inquiète beaucoup ce sujet, parce que c'est quelque chose qui se faisait par filiation finalement, de manière un peu automatique. Il y avait pas véritablement de service public ou d'accompagnement de la transmission d'une ferme d'un père vers son fils ou d'un père ou d'une mère vers sa fille. C'était plus rarement le cas, même si les temps changent aujourd'hui et tant mieux aujourd'hui. Il y a personne qui s'occupe de ça à part la chambre d'agriculture en effet, mais qui est un peu dépassé quand même. Et dans les PEAN, on a pu installer 22 jeunes par exemple dans le PEAN de la presque qu'île. Donc on est bien aux côtés des EPCI et de la Chambre pour installer des jeunes. Et on saura pas de trop tant l'enjeu est colossal : 10% des filières agricoles dans les lycées, les élèves boutent cette filière, 49% des agriculteurs vont avoir 50 ans, vont partir à la retraite, moins 26% de fermes sur le territoire en 10 ans, moins 26% de fermes. Donc oui, c'est le domaine de la chambre d'agriculture, mais quand un moment un un dossier aussi urgent, aussi brûlant arrive sur la table, il faut que chacun et chacune sur un territoire on puisse s'emparer du sujet.


Sur le budget, vous le dites vous même que ça augmente, donc je commente pas tant mieux sur les conditions climatiques. Que subissent aujourd'hui nos agriculteurs ? Enfin faut pas inverser les rôles. C'est à dire que s'ils sont aujourd'hui en difficulté économique sur leur exploitation du fait de risques climatiques et des aléas, que ce soit la grêle, les fortes pluies, la canicule, c'est pas à cause des écologistes ou des socialistes ou de la gauche. C'est à cause d'un modèle alimentaire qui a fait qu'on dépend à 90% du pétrole et qu'on émet des gaz à effet de serre. L'agriculture est le premier pilier mondial de rejet de gaz à effet de serre. L'élevage constitue 73% des gaz à effet de serre sur notre territoire.


Cher Jean Luc, tu soulignes les PEAN et je crois là que nous avons un outil qui peut peut être rassembler plus dans cet hémicycle. Nous avons en effet 3 PEAN. Nous sommes le seul département en France aujourd'hui à avoir autant d'hectares. Je crois que nous nous arrivons à peu près à 30030 1000 hectares. Nous avons 2 projets en cours d'élaboration, un à l'ouest de l'agglomération nantaise et un dans le pays de Retz autour de Pornic. On peut mesurer aujourd'hui les avantages, les atouts de ces périmètres de protection. Sans ces périmètres de protection de foncier nourricier derrière, c'est pas la peine d'élaborer une stratégie alimentaire pour nos cantines. Il nous faut des producteurs, il nous faut des jeunes qui s'installent, il nous faut des zones qui préservent ces terres de l'artificialisation et je crois que notre collectivité est en premier agit sur cette question.


Vincent, tu termines ton commentaire en parlant de nous rassembler ? Oui, c'est ce que j'ai essayé de faire passer comme message dans la dans la présentation du projet alimentaire. Si on se rassemble pas aujourd'hui dans la société sur certaines thématiques pour notre territoire et nos populations, ça va être très compliqué. Il faut qu'on sache travailler ensemble à la fois pour préserver nos ressources communes et à la fois pour faire avancer la re territorialisation du système alimentaire dans chaque commune. Leila "Labourer" le territoire. Alors je sais pas si on a labouré le territoire. J'entends la métaphore agricole. En tout cas, ce projet alimentaire et agricole du département a été fait conjointement avec les acteurs du territoire. Nous les avons réunis, ils ont pu participer. Nous nous sommes déplacés beaucoup avec Jean Luc sur les fermes, à la rencontre de tous les syndicats agricoles, à la rencontre de tout type de de de système de production.


Chloé, bon je répète pas ce que tu as pu dire sur la l'agriculture biologique. Je crois qu'il y a urgence aujourd'hui. On a dépassé 6 limites planétaires sur les 9 qui rendent possible la continuité de la survie sur terre. Parmi ces 6 limites planétaires, il y en a 6 qui concernent l'agriculture. Voilà.


Et puis, Monsieur Amaillant, cher Rodolphe, il n'est pas juste de dire que nous faisons le choix de privilégier une certaine catégorie d'agriculteurs. Il serait plus juste de dire que nous faisons le choix de privilégier une méthode de production sur notre territoire qui nous permet de tenir justement dans ces limites planétaires. Et puis la part des agriculteurs local est tout à fait valable dans cette dans cet engagement là. Je veux dire, quand on annonce un objectif à 75% de bio et local dans nos collèges, nous ne discriminons pas les agriculteurs locaux. Et puis sachez une chose, dès qu'on fait du bio, on fait du local. Et vous le savez très bien avec le projet de cantine, le projet de cuisine centrale dans le Sud Loire, la fabrique. 83% des produits bio consommés en France sont produits en France.


Et puis je voudrais terminer sur la non-exécution du budget. Bon, j'entends la remarque, je suis pas d'accord. Je vous trouve dur parce que déjà ce projet s'élabore dans un contexte où nous avons évidemment perdu en compétence. Donc il faut saluer quand même l'effort politique. Ensuite parce que, au regard des des moyens contraints dont nous disposons, l'effort politique est bien maintenu et je vous remercie de votre question parce que elle va permettre peut être pour conclure, d'illustrer en quoi l'alimentation est déjà transversale dans cette collectivité sur le volet restauration collectif collective, nos appels à projets sur l'agriculture, quasi 1000000 d'euros en 4 ans, les appels à manger, les appels à projets, manger local et bio dans les collèges, 122 000€ en 3 ans sur le volet accessibilité sociale, situation de fragilité agricole, c'est plus de 450 000€ en 4 ans la tarification solidaire dans les cantines. Donc là si on n'est pas dans les dans l'opérationnel, allez demander au service de l'éducation du département et allez demander aux gestionnaires dans les collèges si cette mesure là elle est pas opérationnelle. 100 000€ d'épicerie sociale et aide alimentaire 120 000€ en 2 ans je pourrais aussi parler des chantiers d'insertion. C'est l'équivalent de 120 à 130ETP en insertion, soutenu par la vice-présidence de Jérôme Alomagny. Les PEAN 735 000€ en 4 ans, voilà mis bout à bout, ça fait presque 4 000 000 d'euros sur 4 années. Je pense que en matière d'exécution budgétaire, ça pèse quand même pas mal et c'est important de le faire dans un contexte où les agriculteurs sont en difficulté. A quoi bien entendu mon collègue Jean Charrier, j'y pense maintenant, pourrais rajouter les à peu près 6 7 000 000 d'euros déboursés par le département, versé aux communes via le fonds école pour construire, restaurer ou agrandir les restaurants scolaires. Et je crois que le projet de la fabrique Sud Loire a bénéficié de 3 100 000 d'euros. Alors oui, il était temps de rendre visible notre action et tous les professionnels qui se mobilisent derrière. Je vous remercie, merci.

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