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  • Photo du rédacteurLaurent Dubost

Report du Budget 2024 : faire les bons choix !

Comme cela a été présenté par le vice-président Ali Rebouh, c’est bien la politique du Gouvernement visant à supprimer toute autonomie fiscale au Département et la baisse brutale des transactions immobilières (DMTO) qui sont à l’origine de cette crise financière.




Cet effondrement des recettes concorde malheureusement avec une nécessaire revalorisation des dépenses sociales en faveur des plus vulnérables. C'est le fameux caractère contracyclique de nos politiques publiques.


Et pour ne pas laisser  seuls les poètes du Off de Presse Océan [M. Turquois a ironisé sur la situation du département en reprenant les vers de La Cigale et la Fourmi ], je proclamerais que:


Nos collègues de droite font des fables, ça les amuse !

Quel à propos, que de taquiner à l’instant, la muse,

Quand les familles ploient sous l’inflation de l’alimentation,

Quand l'accès au logement est sous grande tension,

Ne peut on avoir d’autres préoccupations !


Nous subissons aujourd’hui un coup de bambou budgétaire prémédité parce que nous avons un gouvernement, dont on cherche d’ailleurs les derniers soutiens, qui considère que toute dépense sociale est un gâchis financier et que les gens qui ne sont rien, n’ont droit à rien ou  à tout le moins à pas grand-chose... ou alors de simplement traverser la rue !

 

Quand on regarde plus précisément l’évolution des finances publiques, et notamment les ressources de collectivités, outre la réduction ou la disparition de toute autonomie fiscale, outre les transferts de compétence non financés et la non-indexation des dotations, un élément saute aux yeux : le transfert massif de l’imposition des entreprises et des grandes fortunes vers les ménages au travers en particulier de la TVA  et l’austérité excessive demandée aux collectivités !


Voilà la clef de nos difficultés, voilà l'origine des services publics et sociaux sous-financés… Et c’est la Cour des comptes qui le dit le mieux dans son étude sur les finances locales…

Pour revenir plus précisément à ce rapport,

·       Oui il faut se donner du temps pour produire un budget sincère et plus sobre ; pour garantir notre politique sociale et ses actions dites « volontaristes » comme le sport santé ou les projets culturels de territoire que la droite voudrait voir disparaître, mais qui offrent des alternatives non consuméristes indispensables à notre bifurcation écologique

·        Oui, il faut faire des économies de fonctionnement pour atteindre une épargne brute de 80M€ qui sauvegarde nos capacités d’emprunt,

·       Oui, il faut faire de fortes économies d’investissement pour diminuer la pression sur notre épargne brute et limiter notre recours à l’emprunt ,

Beaucoup d’élus dans cette salle sont aussi des élus municipaux, ils savent bien que pour ce type de circonstances qui nécessitent une réaction rapide, ce sont les investissements qui constituent la meilleure variable d’ajustement… Ils peuvent être abandonnés, décalés, réétudiés…c’est un choix profondément politique et nous avons de bonnes idées à soumettre à notre majorité.

Pour ce travail d’adaptation et de sobriété, le Groupe Ecologiste propose de systématiser les approches transversales et d’appliquer une double évaluation “sociale et environnementale” à chaque ligne budgétaire, sur le principe du budget vert.

Ce report du budget 2024, en raison de circonstances exceptionnelles, est une bonne décision que le Groupe Ecologiste soutiendra.

 

Je vous remercie de votre attention.

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