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  • Photo du rédacteurUgo Bessière

Stratégie départementale d'insertion

Mardi 18 octobre l'assemblée départementale a prolongé pour un an la stratégie départementale d'insertion (pour prendre le temps d'en conduire l'évaluation) et a validé le cadre stratégique d'application du Fonds social européen (FSE)

Prolongation de la Stratégie départementale d'insertion - Cadre stratégique FSE
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Ugo Bessière a saisi cette occasion pour rappeler les positionnements du groupe écologiste en matière d'insertion et de revenu solidaire.



Ce rapport nous donne l’occasion de présenter le travail que nous menons en matière d’insertion.


Je salue Jérôme Allemany et, bien entendu Lyliane Jean, ainsi que les services du Département pour le travail accompli dans le cadre du schéma départemental d’insertion 2018-2022 et du cadre stratégique du FSE


Encore une fois, on constate que nous assumons dignement notre rôle de chef de file en matière d’insertion.


Nous partageons la volonté avec les acteurs impliquée (notamment la CARENE et Nantes Métropole) de ne pas limiter notre approche à la « mise au travail » des personnes en situation de pauvreté ou de précarité. En effet il s’agit bien de travailler des parcours d’accompagnement intégrés, qui assument de manière globale les besoins socioéconomiques des citoyennes et citoyens bénéficiaires de la solidarité collective.


L’analyse du cadre stratégique du FSE+ souligne les difficultés que nous rencontrons encore pour atteindre certaines populations très éloignées des dispositifs institutionnels de soutien et d’insertion. L’aller-vers, qui a connu une notoriété nationale à l’occasion du grand confinement de 2020 est une démarche qui reste encore à généraliser, comme on le constate notamment en milieu rural, auprès des jeunes ou des habitant·es des bidonvilles de la métropole nantaise.


Puisque je mentionne les jeunes dits « invisibles », je ne peux pas résister à l’envie de rappeler l’indignation des écologistes concernant la discrimination inacceptable que constitue leur exclusion du RSA avant 25 ans. Je sais que cette indignation est largement partagée dans cette assemblée puisque nous avons voté à l’unanimité le dispositif porté par le président et Jérôme Allemany de revenu jeune, qui est encore en cours de déploiement.


Je soutenais cette année un candidat à la présidentielle qui défendait l’attribution d’un revenu citoyen réhaussé par rapport au RSA afin d’atteindre le seuil de pauvreté et versé de manière automatique dès 18 ans, pour mettre un terme à la reproduction inacceptable des inégalités génération après génération. Plus largement, notre horizon demeure bien celui du revenu universel, dissocié de l’emploi et permettant de valoriser les différentes dimensions des contributions individuelles à la société tout en assurant à chacune et chacun les moyens d’une existence digne.


Nous prolongeons aujourd’hui pour un an la dernière stratégie départementale de l’insertion en attendant son évaluation complète et la rédaction d’une nouvelle stratégie quadriennale. Le groupe écologiste participera avec enthousiasme aux échanges qui permettront d’aboutir à une nouvelle stratégie, toujours aussi ambitieuse, basée sur un principe de confiance et de fraternité, permise par l’engagement et le professionnalisme des agents et des travailleurs associatifs.


Heureusement que nous faisons partie des Départements les plus privilégiés, parce que nous sommes un département riche et dynamique démographiquement. Cela nous permet d’assurer notre devoir de solidarité. Mais personne n’est dupe de la perversité d’un système qui épuise les finances locales pour garantir des droits établis par la loi, mais sans compensation ni recettes adaptée. J’exprime ici notre solidarité avec tous les départements moins bien dotés que nous, davantage touchés par l’extrême pauvreté, qui peinent à assurer leur mission o combien nécessaire.


Puisqu’on parle ici des politiques d’insertion et qu’on affirme la fierté d’appartenir à un Département particulièrement engagé dans l’accompagnement social et culturel des bénéficiaires de minimas sociaux, je ne saurais conclure sans une évocation des projets gouvernementaux en la matière.


On l’a bien constaté, il se reconstitue en France ces derniers mois une large alliance du centre droit incarné par Fabien Roussel à la droite et l’extrême droite pour attaquer le principe de solidarité nationale et de refus de la misère. La quasi destruction du système d’assurance chômage, décidée par des libéraux estimant que les individus ne sont rien d’autre qu’une main d’œuvre à mobiliser ou démobiliser selon les fluctuations de la conjoncture économique, est un véritable scandale. J’espère bien et je fais confiance au mouvement social que la colère qui gronde dans tout le pays à ce sujet trouvera les moyens de s’exprimer.

Au-delà nous nous inquiétons très sérieusement du projet gouvernemental de fusion générale de l’assurance chômage et du revenu de solidarité, baptisé « France travail », dont un des fondements est la mise au travail contrainte, quinze heures par semaine des bénéficiaires de la solidarité nationale. Encore une fois je sais que ces craintes sont largement partagées dans cet hémicycle et au-delà dans de nombreux Départements.


J’espère que nous trouverons collectivement les moyens de faire entendre raison au gouvernement. La brutalisation, la culpabilisation, l’exploitation des plus vulnérables d’entre nous a tout de même des limites !

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